Spécialistes en Polyneuropathie
4 Spécialistes trouvés
Prof. Univ. Dr méd. Michael Zimpfer, M.B.A., FIPP
Thérapie de la douleur mini-invasive et conservatrice
Vienne
Informations sur le domaine Polyneuropathie
Qu'entend-on par « polyneuropathie »?
Le terme « polyneuropathie » désigne une affection systémique touchant les cellules nerveuses du système nerveux périphérique. Cela signifie que, théoriquement, tous les nerfs situés en dehors du cerveau et de la moelle épinière, qui forment ensemble le système nerveux central, peuvent être touchés.
Souvent, la maladie débute dans les régions éloignées du tronc, puis progresse vers celui-ci.
La polyneuropathie n’est pas une maladie à part entière au sens strict, mais plutôt un terme générique désignant divers syndromes associés à une atteinte des nerfs. Différentes causes peuvent ainsi entraîner différentes formes de polyneuropathie. On parle par exemple de polyneuropathie diabétique pour désigner une atteinte nerveuse causée par le diabète.
Quelles sont les causes d’une polyneuropathie?
Les causes possibles d’une polyneuropathie sont nombreuses, mais elle est le plus souvent provoquée par le diabète sucré et une consommation excessive d’alcool. Une polyneuropathie peut également survenir pendant la grossesse ou en raison de certaines maladies congénitales. Diverses substances toxiques, telles que les métaux lourds ou les solvants, peuvent également, à long terme, endommager les nerfs et entraîner une polyneuropathie.
Types et formes de polyneuropathie
Les polyneuropathies constituent un ensemble complexe de maladies, ce qui rend leur classification systématique extrêmement difficile. La classification la plus courante s'appuie sur la cause de la lésion nerveuse, ce qui permet notamment de distinguer les formes suivantes de polyneuropathie.
Polyneuropathies héréditaires
Les maladies héréditaires se caractérisent par le fait qu’elles se transmettent par hérédité et sont donc généralement congénitales. Dans le cas des neuropathies héréditaires, tant la lésion nerveuse elle-même que la maladie sous-jacente à l’origine de la polyneuropathie peuvent être d’origine héréditaire. Cela inclut, par exemple, des maladies telles que l’amylose ou la porphyrie. Dans les deux cas, les nerfs sont endommagés par des dépôts pathologiques de substances.
Polyneuropathies métaboliques
Les polyneuropathies métaboliques sont dues à des troubles métaboliques. Parmi celles-ci figure par exemple la polyneuropathie diabétique, qui représente environ 15 à 30 % de toutes les polyneuropathies dans les pays industrialisés. De même, un apport insuffisant en vitamines (notamment en vitamine B12) peut entraîner des lésions des nerfs périphériques.
On inclut souvent dans ce groupe les polyneuropathies dues à un déséquilibre hormonal ; c’est pourquoi la grossesse et les maladies thyroïdiennes doivent également être mentionnées ici comme causes possibles.
Polyneuropathies inflammatoires
Dans cette forme de polyneuropathie, les nerfs sont endommagés par un processus inflammatoire. Cependant, cela n'implique pas nécessairement la présence d'agents pathogènes tels que des bactéries ou des virus. On observe souvent un dérèglement du système immunitaire, qui entraîne une attaque des tissus de l'organisme lui-même. C'est pourquoi les maladies rhumatismales ou le syndrome de Guillain-Barré, qui se caractérise généralement par une paralysie musculaire flasque, symétrique et progressive, comptent parmi les principales causes d'une polyneuropathie inflammatoire.
Polyneuropathies toxiques
Diverses substances toxiques peuvent endommager les nerfs périphériques et ainsi déclencher une polyneuropathie. Parmi les principales causes d’une polyneuropathie toxique figurent donc l’alcool, certains médicaments tels que les agents chimiothérapeutiques ou encore les métaux lourds comme le plomb. Avec une prévalence d’environ 15 %, la polyneuropathie alcoolique compte parmi les formes les plus courantes de cette maladie.
Symptômes d'une polyneuropathie
Les symptômes d'une polyneuropathie dépendent avant tout des nerfs touchés par la lésion. Souvent, les lésions concernent les cellules nerveuses responsables de la sensibilité. Les signes typiques d'une lésion sont donc des troubles sensoriels et des douleurs. De nombreux patients décrivent les troubles sensoriels liés à une polyneuropathie comme une sorte de « fourmillements » ou de picotements. Les douleurs neuropathiques ont souvent un caractère brûlant.
Au stade précoce d’une polyneuropathie diabétique, la lésion des nerfs sensoriels se manifeste souvent par un trouble de la perception des vibrations et de la température. D’autres formes de polyneuropathie peuvent s’accompagner du « syndrome des pieds brûlants », qui se caractérise par des sensations anormales et des douleurs brûlantes au niveau de la plante des pieds.
Une atteinte des nerfs moteurs peut se manifester, par exemple, sous forme de paralysies musculaires, de crampes ou d’un tonus musculaire affaibli. Les nerfs assurant des fonctions végétatives peuvent également être touchés. Celles-ci englobent tous les processus corporels qui ne peuvent être contrôlés volontairement. Les symptômes possibles d’une polyneuropathie peuvent donc également inclure des troubles de la transpiration, de la circulation sanguine ou de la fonction vésicale.
Comment diagnostique-t-on une polyneuropathie?
En cas de suspicion de polyneuropathie chez un patient ou une patiente, une série d'examens est réalisée afin de confirmer ou d'infirmer cette suspicion. On procède tout d'abord à un examen physique approfondi, axé en particulier sur la sensibilité et le fonctionnement des nerfs périphériques. De plus, des données relatives au patient sont recueillies afin d’identifier d’emblée les causes possibles de la polyneuropathie.
Une analyse sanguine est également réalisée pour détecter des facteurs déclenchants tels que des toxines ou le diabète. Ensuite, une électroneurographie ou une électromyographie permet de vérifier la conductivité électrique des nerfs ou des muscles.
Comment évolue une polyneuropathie?
L’évolution d’une polyneuropathie dépend en grande partie de la cause ou de la maladie sous-jacente, de sorte qu’il est difficile de formuler ici une affirmation générale. Certaines formes de polyneuropathie s’aggravent au fil du temps. C’est le cas, par exemple, de la polyneuropathie diabétique.
Mais il existe également des maladies dans lesquelles la polyneuropathie peut guérir. On peut citer ici, par exemple, le syndrome de Guillain-Barré, dans lequel les lésions nerveuses régressent souvent spontanément. Dans certains cas, cependant, des lésions nerveuses permanentes peuvent subsister même après la guérison d’une polyneuropathie.
Que peut-on faire en cas de polyneuropathie?
Pour traiter la polyneuropathie, il faut tout d’abord identifier la maladie sous-jacente afin de pouvoir traiter la cause spécifique. En cas de diabète sucré, par exemple, la priorité est donnée à la correction et à la stabilisation de la glycémie ; en cas de consommation excessive d’alcool, l’objectif est l’abstinence. Les formes légères de polyneuropathie s’améliorent généralement d’elles-mêmes après le traitement de la maladie sous-jacente.
Pour atténuer les symptômes, il existe différentes approches médicamenteuses, adaptées individuellement à chaque patient.
Dans les cas graves, un traitement médicamenteux à long terme peut s’avérer nécessaire, même après le traitement de la maladie sous-jacente. Il est ici particulièrement important de mettre en place un traitement antidouleur adéquat et rigoureux afin de prévenir l’apparition de douleurs chroniques.
En cas de troubles moteurs tels que des paralysies musculaires, la kinésithérapie revêt une importance cruciale pour préserver ou rétablir la fonction musculaire. De nombreux patients bénéficient donc régulièrement de séances de kinésithérapie.
Prévention et mesures preventives
Afin de prévenir l'apparition d'une polyneuropathie, il convient d'éviter les maladies sous-jacentes qui en sont à l'origine ou de les traiter au mieux. Les patients atteints de diabète, par exemple, peuvent être pris en charge par leur médecin traitant dans le cadre d'un programme de gestion de la maladie (DMP). Ce programme comprend notamment des examens de contrôle réguliers, qui permettent de détecter une polyneuropathie dès ses stades précoces, afin de pouvoir mettre en place un traitement à temps.
Quels sont les médecins, cliniques et centres de rééducation à consulter en cas de polyneuropathie?
C’est généralement le médecin généraliste qui pose le diagnostic présumé de polyneuropathie. C’est là qu’a lieu le premier entretien et, la plupart du temps, un premier examen physique. Le diagnostic définitif est généralement posé par un médecin spécialiste en neurologie, c’est-à-dire la discipline qui traite les troubles du système nerveux.
Ce sont ces spécialistes qui mettent ensuite en place le traitement. De nombreuses cliniques de rééducation proposent également, en complément du traitement de la maladie sous-jacente, de la kinésithérapie ou de la thérapie par le sport, qui contribuent à renforcer les muscles de la région du corps touchée. L'ergothérapie peut également aider à renforcer la sensibilité corporelle dans le cadre du traitement.
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